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Soutenance de thèse

Evaluation et caractérisation des effets biologiques des ionophores de type calix[4] arènes dans le cancer du poumon : activité anticancéreuse et impact sur l’homéostasie du cuivre

​Mardi 15 octobre 2024 à 14:00, Institut pour l'Avancée des Biosciences, Site Santé, Allée des Alpes, 38700 La Tronche - salle Amphithéâtre​​​
Publié le 15 octobre 2024

Par Pierre Lelievre
UMR 1209 - IAB : Institute for Advanced Biosciences (UGA / Inserm U1209 / CNRS UMR 5309)
Equipe Met&Or, Laboratoire Chimie et Biologie des Métaux UMR 5249 ​- IRIG / CEA Grenoble ​



Le cancer du poumon constitue la première cause de décès liés au cancer au niveau mondial, avec une mortalité s'élevant à 1,8 million de personnes en 2020, selon les données de l'Organisation Mondiale de la Santé. La recherche actuelle souligne le rôle critique du cuivre (Cu) dans la prolifération et la survie des cellules cancéreuses, mettant en exergue l'importance de cibler son métabolisme comme nouvelle approche thérapeutique. Dans ce cadre, notre laboratoire a participé au co-développement d'une classe innovante de molécules, les ionophores de Cu(I), parmi lesquelles le "Cuphoralix" se distingue par sa capacité à interférer spécifiquement avec le métabolisme du cuivre dans les cellules cancéreuses du poumon. Nos travaux in vitro révèlent que le Cuphoralix induit un arrêt irréversible du cycle cellulaire et perturbe les voies de signalisation clés impliquées dans la migration et la prolifération cellulaire. L'association synergique du Cuphoralix avec des sels de Cu+ s'est avérée particulièrement efficace pour inhiber la prolifération des cellules cancéreuses du poumon, en modifiant la distribution intracellulaire du cuivre et en induisant un stress métallique significatif. Par ailleurs, la nature lipophile du Cuphoralix a orienté nos recherches vers le développement de liposomes fusogènes et endocytaires, dans le but d'optimiser la délivrance de cette molécule. Cette stratégie a permis d'élaborer des formulations adaptées aux études précliniques in vivo, visant à évaluer la toxicité et l'efficacité anti-tumorale du Cuphoralix. Les résultats obtenus sur des modèles de xénogreffes sous-cutanées chez la souris illustrent le potentiel de notre approche pour le traitement du cancer du poumon, ouvrant la voie à des développements thérapeutiques prometteurs.