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Chélateurs spécifiques du cuivre - une application possible

Publié le 3 octobre 2020

Thématique de recherche

Chez l'homme, le foie est l'organe responsable de l'élimination du cuivre en excès dans l'organisme. Le Cu(I) entre dans les hépatocytes où il est pris en charge par l'ATPase-Cu(I) dite ATPase de Wilson qui excrète le Cu(I) vers le canalicule biliaire. La maladie de Wilson est due à un défaut dans le gène ATP7B de l'ATPase du même nom. Il en résulte une intoxication du malade par le Cu(I) qui s'accumule dans le foie et, en absence de diagnostic, une issue fatale. Les traitements actuels visent essentiellement à diminuer l'absorption du cuivre contenu dans les aliments, mais ils peinent à mobiliser le cuivre stocké dans le foie. Notre intérêt pour les protéines spécifiques du Cu(I) et leur site à Cu(I), nous a amenés à collaborer avec une équipe de chimistes pour développer une molécule capable de chélater le Cu(I) dans les hépatocytes. Pascale Delangle et son équipe, en collaboration avec le DCM (UJF) ont conçu une molécule visant spécifiquement les hépatocytes pour y chélater le Cu(I) (Figure). Nous avons montré tout récemment que cette molécule, non seulement entre dans des hépatocytes en culture, mais encore y diminue effectivement la concentration de Cu(I) [Pujol et al., 2010].



Les cellules WIF-B9 en culture s'assemblent pour former un épithélium complexe qui ressemble à l'organisation des hépatocytes dans le foie. Les cellules s'associent autour d'un espace qui mime le canalicule biliaire (cb). Le chélateur, marqué par un fluorophore rouge, pénètre rapidement dans les cellules et se concentre dans l'espace cb.


Techniques

Biologie moléculaire - culture cellulaire - biochimie - spectroscopies d'absorption, fluorescence, immunofluorescence - PCR quantitative.